SÉANCE AU CINÉMA DE LA MCB° — URSULA BIEMANN

SÉANCE AU CINÉMA DE LA MCB° — URSULA BIEMANN

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Jeudi 2 novembre à 21h00
Sur une proposition d’Olivier Hadouchi

À l’occasion de Traversées Ren@rde – 40 ans du Centre Pompidou.
Au cinéma de la Maison de la Culture de Bourges.
 

L’œuvre d’Ursula Biemann, à la fois artiste, théoricienne et commissaire d’exposition, docteur honoris causa en sciences humaines de l’université d’Umeå et récipiendaire du prix Meret Oppenheim, occupe une place unique aux croisements entre science et poésie, éco-génétique et épigénétique, chimie et métaphysique, nature et culture, passé et futur, observation et appréhension, image et texte.
La vidéo est pour Biemann un environnement de vie, de découverte, de relation. Les collages qui fondent l’art vidéo lui permettent de réunir tous les temps qui l’habitent et, au-delà du temps, des dynamiques qui ne sont plus centrées sur l’humain.

📽️ AU PROGRAMME 📽️

▪️Writing Desire, 25’, 2000
(issu du Fonds du Centre Pompidou)
Ce film est un essai vidéo sur le nouvel écran de rêve d’Internet et sa façon d’impacter sur la circulation mondiale des corps féminins, du tiers monde au premier monde. Aussi, les mariées font partie des échanges transnationaux du sexe sur le marché post-colonial et post-guerre froide du désir avant l’ère numérique, Internet a accéléré ces transactions. Ursula Biemann fournit à ses téléspectateurs une méditation réfléchie sur l’évidence politique, économique et les inégalités entre les sexes de ces échanges en simulant le regard de l’acheteur sur Internet à la recherche d’un idéal fantasmé : digne, traditionnel, pré-féministe, mais familier.

▪️Europlex, d’Ursula Biemann & Angela Sanders, 20′, 2003.
Vidéo ethnographique expérimentale créée en collaboration avec l’anthropologue visuel Angela Sanders, Europlex montre les nombreuses activités qui se sont développées à la frontière entre l’enclave espagnole Ceuta et le Maroc. Ce film rend également visible les trajectoires obscures, tant littérales que figuratives, menées par ces mouvements de va-et-vient. Parmi les activités les plus communes des femmes qui traversent la frontière à Ceuta, elles transforment des vêtements, un service domestique et travaillent à temps plein dans des entreprises transnationales produisant pour le marché européen. Ces mouvements frénétiques entre les deux territoires et à travers cette frontière éclairent l’échange culturel et économique particulier qui se produit entre l’Europe et l’Afrique.

▪️Deep Weather, 9′, 2013.
En cartographiant les écologies de l’eau et du pétrole dans deux endroits apparemment distincts, Deep Weather aborde les dommages profonds infligés par les humains sur la Terre, car ils reconfigurent de manière irréversible sa composition physique et chimique interconnectée. Raconté à partir de la perspective imaginaire d’un vent voyageant entre ces deux éléments, Deep Weather montre comment les extractions de combustibles fossiles incontrôlées et axées sur les bénéfices dans les forêts boréales du nord du Canada influent sur la montée du niveau de la mer dans le Delta du Bangladesh, redéfinissant quotidiennement la vie de ses habitants une lutte inébranlable et injuste pour leur survie.

▪️Subatlantic, 11′, 2015.
Par une sorte de contre-géographie spatio-temporelle magique, ce film nous emmène jusque dans un temps transhumain – 12.000 ans en arrière, à la fin de la précédente ère de glaciation. Et de là nous suivons la fonte des glaces jusqu’à un futur lointain – ou peut-être proche – dans lequel la vie sera subatlantique ou ne sera pas. Nous explorons des traces du futur, des écosystèmes planétaires et des forces convergentes qui abolissent toute distinction et toute hiérarchie entre nature et culture et, par l’intermédiaire d’un processus relationnel complexe qui s’établit entre nous qui regardons et l’artiste qui nous donne à voir ses images, nous percevons la poésie du monde et la présence invisible mais sensible d’une science incarnée. L’œuvre de Biemann, face à l’oubli, à l’obsolescence, à la simplification, à l’ignorance, aux prédictions et aux œillères de toutes sortes, est un contre-pouvoir aussi puissant que poétique.

▪️Twenty-on percent, d’Ursula Biemann & Mo Diener, 14′, 2016.
Variant de l’échelle du cosmos à celle la cuisine, cette vidéo entreprend une étude empirique sur les capacités multiples de différents éléments chimiques.Au milieu d’une forêt d’oxygène, un performeur manipule une multitude d’ingrédients : minéraux, fruits forestiers, liquides et différentes substances – dont certaines sont reconnues comme des aliments humains potentiels, d’autres non.. La vidéo met en avant le les matérialités et les processus par lesquels les corps humains et autres corps organiques sont conservés, intensifiant les relations avec un monde à la fois subtil, multiple et vivant.

Tarif unique : 4€
Pour prolonger les échanges, un verre est offert à l’issue de la séance !

Toute la programmation de Traversées Ren@rde ici : http://traversees-renarde.fr/

L’ensemble du programme de la MCB° est consultable ici